mercredi 15 juillet 2026

Journal ritaphysique (15 juillet 2026)

Ce qui ressort de mes dernières incursions dans le champ de la nostalgie, c'est le cul-de-sac de ce que je sais et de ce que je crois.

Tout au fond, je ne crois pas à ce que je sais (c'est-à-dire qu'il n'y aura pas de seconde première fois, savoir dont je jouis pourtant), même si ce que je sais m'empêche de croire en ce que crois (je désire ce savoir, mais je ne puis le désirer qu'en désirant le retour de ce que mon savoir identifie en même temps comme irrationnel, d'où le desidero quia absurdum propre à la nostalgie).

Il y a là comme une mise en boite infinie de ce que je sais par ce que je crois et de ce que je crois par ce que je sais.

Tel est le fuck affectif (insoluble bien que ce ne soit pas un problème) qui se dessine à l'horizon de la nostalgie.

*

La spatialisation intime du temps est une fatalité dès lors que l'affect soustrait le temps à son entente aussi bien commune que philosophique pour le soumettre à tous ces jeux de retours et de détours qu'autorise l'emboitement mutuel (et sans issue) de ce que je crois et de ce que je sais.

La spatialisation intime du temps n'est pas un péché conceptuel, c'est la mise en situation affective de la confrontation entre mon savoir (rien ne revient) et ma croyance (tout doit revenir).

(Car ce que je crois et ce que je sais se partagent chacun une moitié de ce que je sens.)




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